Les Clippers en déprime !

GSW 4-0 POR

La bande à Stephen Curry a débuté en douceur son voyage vers les sommets de la NBA. Promis à une promenade pendant la post-season, le premier tour n’a pas dérogé à la règle. Les Warriors ont disposé sèchement en 4 matchs des Blazers. Lillard et McCollum n’ont rien pu faire, l’absence de Nurkic sur trois des quatre matchs a empêché toute confrontation à taille humaine. L’humanité des Warriors est une autre question. Derrière son meneur leader Steph Curry, Golden State s’est trouvée une symbiose collective efficace au possible. Défensivement d’abord, par l’impact indéniable de Draymond Green, au four et au moulin. Le départ de Andrew Bogut de l’été dernier semble digéré, et l’adaptation au point. Autour de Draymond, les Warriors superstars deviennent soldats et redoublent de cohésion. Derrière, le jeu rapide se met en place, conclu par une dizaine de milliers de paniers du parking bien sentis. Et au milieu de ce massacre offensif (120 points de moyenne sur la série), un homme étonne. Javale McGee, chouchou du Shaq, voit son talent exploité à merveille par Steve Kerr et compagnie. À la réception de bon nombre de alley-oops à la Lob City, McGee retrouve des jambes, Avalant l’axe panier-panier comme jamais, il reste un dissuadeur de cercle non-moins efficace. Une bien belle intégration pour l’ancien des Wizards.

Efficacité maximale pour Draymond Green à la tête des Warriors. Crédit : NBAE/GettyImages

Néanmoins, les Warriors ne sortent pas indemnes de leur sweep. Kevin Durant a manqué deux matchs (G3 et G4). Le staff a sans doute pris d’immenses précautions au vu de la facilité avec laquelle Golden State a déroulé, mais la confiance de KD reste aléatoire. Ceci dit, auront-ils besoin de KD pour atteindre le Graal ? Sans doute plus embêtant, coach Kerr se voit rattrapé par ses soucis de santé qui l’avaient tenu écarté du banc plusieurs mois en début de saison dernière. L’ancien meneur des Bulls a tenu une conférence de presse en début de semaine. déclarant qu’il prendrait une décision définitive rapidement afin que tout le monde sache à quoi s’en tenir. Les champions que sont les Warriors vont-ils être impactés dans leur efficacité si l’absence de Kerr s’avère définitive cette saison ? Cela est une vraie question qui mérite d’être posée. L’intérim assuré par Mike Brown nous donnera déjà quelques éléments. Le Jazz ou les Clippers testeront !

SAS 3-2 MEM

La série prend une tournure passionnante ! Loin d’imaginer un pareil scénario, nous vous contions une issue rapide la semaine dernière, alors que les Spurs menaient 2-0. Depuis, les Grizzlies ont pris la confiance. Ils renversent même les Spurs à domicile, notamment après un match 4 d’anthologie. Comme un symbole, même le record en carrière de Kawhi Leonard à 43 points n’a pas empêché Memphis de faire sauter le verrou texan. Kawhi a inscrit les 16 derniers points de son équipe dans le temps réglementaire. Kawhi a nourri le boxscore des Spurs tout seul. Kawhi a été d’une clutchitude à la Kobe. Mais Mike Conley par un floater sur la tête de Tony à 5 secondes du buzzer puis Marc Gasol par un shoot plus efficace qu’élégant à la toute fin de la prolongation n’ont laissé aucune chance aux hommes de Gregg Popovich. Leur Grit and Grind bien à eux a pesé lourd dans les débats, et le FedEx Forum a pris feu.

Ainsi engagés dans un combat plus long que prévu, les Spurs ont remis les pendules à l’heure à la maison. Menée 3 victoires à 2, Memphis est maintenant dos au mur.

Kawhi est juste dingue. Crédit : NBAE/GettyImages

HOU 4-1 OKC

RussWest en a donc fini de jouer avec les nerfs des statisticiens. Le probable MVP 2017 n’a rien pu faire pour empêcher la défaite du Thunder en cinq manches face à Houston. Derrière le talent de James Harden, les Rockets ont fait parler leur efficacité offensive. La perfect-night de Nené à 12/12 en est le parfait exemple. L’opposition proposée par OKC était trop peu talentueuse, trop peu stratégique, mais surtout trop peu intense dans le money-time. Le manque de variété du jeu du Thunder aura facilité la vie de Mike D’Antoni sur le banc adverse lors des moments chauds. Son run-and-gun n’a pas été mis à mal, et il a su adapter sa défense aux pénétrations incessantes de Westbrook. Les Texans filent donc vers le deuxième-tour où ils retrouveront les Spurs ou les Grizzlies. Une toute autre confrontation et nous en salivons d’avance.

LAC 2-3 UTA

La profondeur du roster devient une nécessité récurrente dans cette série. Après Rudy Gobert pour quelques matchs, c’est Blake Griffin qui annonce son indisponibilité. Pour ce dernier, la fin de saison est certaine. Cette blessure impacte sérieusement la suite de la série pour les Clippers, qui font face à une équipe du Jazz accrocheuse, soudée et talentueuse. Ceci dit, le mal est plus profond. De saisons en saisons, la lumière n’est jamais vraiment venue éclairer la route de la deuxième franchise de Los Angeles. Promis à une association brillante depuis trop longtemps, Chris Paul, Blake Griffin et Deandre Jordan semblent au bout du chemin. Derrière cet échec, c’est l’épopée de Doc Rivers à la tête des Clippers qui tourne au vinaigre. Lui dont la hype n’a jamais cessé de grandir depuis son couronnement en 2007. Lui le mentor des Rondo, Pierce, Allen et autres Kevin Garnett champions en 2007. Cette loose permanente des Clippers trouve-t-elle aussi son explication dans le leadership de Chris Paul, dans l’état de santé de Blake Griffin, dans le QI basket de Deandre Jordan, dans l’absence d’un poste 3 fiable des deux côtés du terrain ? Bien évidemment, cela provient sans doute d’une combinaison de l’ensemble de ces facteurs. Toujours est-il que le chaos des Lakers n’aura pour le moment pas profité aux Clippers pour redorer leur blason et alimenter l’arsenal de bannières au Staples Center.

Blake Griffin est donc maudit. Crédit : NBAE/GettyImages

A ce jour, les Clippers sont dépassés par la force collective du Jazz et l’illuminant Joe Johnson. Chris Paul tente de tenir le navire, mais Gordon Hayward, George Hill et le revenant Rudy dominent les débats.

BOS 3-2 CHI

Rajon Rondo semble dans les starting-blocks de la course à la guérison, mais il s’agit maintenant d’éviter la défaite à tout prix côté Bulls. Leur départ en fanfare nous aurait presque fait oublier leurs galères de saison régulière. Mais voilà, Rondo blessé, c’est toute la cohésion collective de Chicago qui se retrouve malmenée par les Bulls d’un Isaiah Thomas plus entouré que jamais. Bradley sort d’un de ses matchs les plus aboutis en post-season et Gerald Green se découvre un instinct de starter… Sans mauvais jeu de mots, les voyants sont au vert pour les Celtics.

CLE 4-0 IND

Paul George vient peut-être de verser ses dernières gouttes de sueur sous le maillot des Pacers. Sèchement sortis en quatre manches par LeBron James et ses Cavs, les Pacers d’Indiana terminent leur saison avec un goût d’inachevé. Une saison régulière trop irrégulière aura eu raison des ambitions nouvelles de Larry Bird. L’ami LeBron ne fait jamais de cadeaux en playoffs, et sa démonstration match après match n’a fait que confirmer la tendance : 32.8 points à 45% à 3 points, 9.8 rebonds et 9.3 assists. RussWest pâlirait devant tant de leadership en playoffs.

LeBron James a réalisé l’une de ses plus belles séries statistiques en carrière. Crédit : NBAE/GettyImages

Publiquement placé sur la liste des transferts par Bird, Paul George voit sans doute sa carrière à Indiana s’écrire en pointillés depuis. Son investissement extraordinaire à l’approche des playoffs n’est pas passé inaperçu, mais la relève d’Indiana se nomme Miles Turner. Les arrivées de Jeff Teague, Al Jefferson puis Stephenson n’ont pas eu l’effet attendu, et Paul George risque d’aller faire les beaux jours des Lakers ou autres franchises en reconstruction.

TOR 3-2 MIL

Décidément, l’attirance de Toronto pour les séries disputés n’est plus un secret. Habitués à batailler fort pour passer des tours, les Raptors n’usent pourtant d’aucun stratagèmes pour retarder l’échéance. L’inefficience de Kyle Lowry n’aura duré qu’un match (2/11 au G1), pas plus que celle de DeMar DeRozan (0/8 au G3). Les fantaisies de Giannis ne suffisent donc pas pour renverser les hommes de Dwayne Casey qui reprennent le lead dans cette série à l’issue ô combien incertaine.

WAS 3-2 ATL

D’abord surpris par l’intensité physique dégagée par Washington, les Hawks ont corrigé le tir à domicile avec deux victoires consécutives. La défaite de la nuit dernière fait légèrement tâche et leur empêche désormais tout mauvais faux pas. Outre les envolées de John Wall et les averses de Bradley Beal derrière l’arc, la série se résume peut-être finalement au combat des mots entre Markieff Morris et Paul Millsap. Alors oui, Paulo a subi l’intensité physique du frère Morris. Oui, Paulo a fait les frais des coups de ruse de Markieff. Oui, Paulo a grogné après les arbitres. Mais le débat n’existe même pas, finalement. Épatant de régularité et de propreté au sein de franchises aussi discrètes qu’ambitieuses, le quadruple All-Star Paul Millsap entame sa 9ème campagne de playoffs en 11 saisons. Pour son adversaire, cela a tout l’air d’une première expérience. Un peu de tenue ne serait pas de trop, Markieff.

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