Dillon Brooks : un Duck devenu Grizzly

Nouvelle semaine, nouveau Rook’s Paper. Un focus sur Dillon Brooks, le Duck devenu Grizzly, la perf’ de la semaine, sans oublier la course au ROY et la surprise du chef, signée @PapersAboveTheRim, c’est par ici ! Enjoy !

Sommaire

  1. High School & NCAA
  2. Ses forces et ses faiblesses
  3. Ses premiers pas en NBA
  4. La perf’ de la semaine
  5. La course au ROY
  6. Le Rooquizz

High School & NCAA

Au lycée, Dillon Brooks joue pour les pilots de la Findlay Prep, une équipe par laquelle sont passés pas mal de joueurs canadiens comme Tristan Thompson, Anthony Bennett ou Corey Joseph. Mais aussi des joueurs américains : Avery Bradley, Kelly Oubre

Durant ses années High School, Dillon Brooks apprend, mais reste discret (8.4 points, 1.7 assists et 3.1 rebonds sur sa dernière saison). Et rester discret, cela n’attire pas les grandes offres universitaires. Mais le jeune canadien va faire exploser sa cote pendant l’été qui suit sa dernière année de lycée, lors du FIBA Americas U18 Championship. Avec la sélection canadienne, Dillon Brooks termine meilleur marqueur du tournoi avec 25.3 points de moyenne. Il tape dans l’œil des recruteurs universitaires présents dans les tribunes.

En 2014, Dillon Brooks commence sa carrière universitaire avec les Ducks d’Oregon. Dès sa première saison, il joue juste et élargi au maximum le panel de son jeu. Mais c’est lors de sa deuxième saison NCAA avec Oregon que le jeune ailier va pleinement prendre les clefs de l’équipe. Pendant son année sophomore, il signe des moyennes de 16.7 points, 5.4 rebonds et 3.1 assists.

Mais il décide de rester une troisième saison avec les Ducks, et quelle saison ! Puisqu’il qualifie Oregon pour le Final Four pour la première fois de 1939. Son esprit compétitif et son tempérament de feu lui jouent parfois des tours, comme son vilain coup de pieds contre la fac de Washington, ou le flopping le plus drôle et le plus ridicule de l’histoire…

Mais cet état d’esprit, se rajoute une éthique de travail impeccable. Et cela donne des grosses performances et des bons résultats. Oregon s’inclinera finalement en demi-finale contre les Champions North Carolina. Dillon Brooks obtient le trophée du joueur de l’année de sa conférence PAC-12. Dans les mentions de cette récompense, on retrouve des grands noms comme James Harden, Brandon Roy, Kevin Love ou encore Jason Kidd.

Ses forces et ses faiblesses

(+) : La principale force de Dillon Brooks est qu’après 3 saisons NCAA, il débarque en NBA avec une plus grande connaissance du jeu. Certes impulsif sur certaines séquences, il fait preuve de beaucoup de maturité dans son jeu. C’est un joueur avec très peu de déchets et un pourcentage souvent plus que correct. Offensivement, c’est un joueur qui aime l’isolation, le un-contre-un, et qui n’hésite pas à aller chercher le contact sans que son shoot n’en soit affecté.

Dillon Brooks dribble VS Indiana Pacers
Dillon Brooks, Memphis Grizzlies – © NBAE via Getty Images

(-) : Dillon Brooks est un ailier d’1m98. Les questions sur son poste de jeu peuvent poser quelques problèmes. En effet, il peut être difficile de trouver un match-up pour Dillon Brooks. En NCAA, Oregon jouait souvent en small-ball, en utilisant Dillon Brooks en poste 4… Tenir les duels défensifs, voilà son challenge cette saison.

Ses premiers pas en NBA

Malgré ses excellentes performances à la fac, un ailier de moins de 2 mètres, ça fait peur aux scouts NBA. Résultat, un 45ème choix de draft par les Houston Rockets, puis directement envoyé à Memphis contre un futur second tour de draft. Une belle opération signé Chris Wallace, GM des Grizzlies. Le jeune ailier souhaitait surement plus qu’un 45ème choix, mais atterrir  dans équipe aussi compétitive qui ne joue pas le tanking à outrance, ça a du bon.

“I thought I would be taken higher, but I’m glad I wasn’t because I am here in this position now” – Dillon Brooks

Dillon Brooks des Memphis Grizzlies
Dillon Brooks, Memphis Grizzlies – © NBAE via Getty Images

Pour son premier match avec les Grizzlies, il inscrit 19 points en sortie de banc contre New Orleans à 7/13 aux tirs. Le message est passé, le petit canadien du deuxième tour a du potentiel.

Après 15 matchs passés sur les parquets NBA, Dillon Brooks se voit déjà attribuer de grosses responsabilités. Plus de 29 minutes de jeu par match depuis le début de la saison pour des moyennes de 9.3 points et 4.3 rebonds. Il donne tout, ne déçoit pas et gagne la confiance de ses coéquipiers. A commencer par Mike Conley, qui admire son éthique de travail :

“He is somebody who earned everybody’s respect early on in the offseason and training camp. He is always there before practice starts getting work in and watching film. The guys all see that. It is easy to root for a guy when they have that type of mentality. ” – Mike Conley

Dillon Brooks va tout faire pour connaitre les Playoffs dès sa première saison, et donne tout pour combler les départs de Zach Randolph et Tony Allen, deux pièces maîtresses des Grizzlies la saison dernière.

La perf’ de la semaine

Cette semaine, c’est une nouvelle fois Lonzo Ball qui a brillé, cette fois-ci contre Denver. Il signe le deuxième triple double de sa jeune carrière, avec 11 points, 11 assists et 16 rebonds. Chez les Lakers, seuls Jerry West et Magic Johnson ont réalisé cette performance avec Zo. Le jeune rookie peut savourer ce second triple double qui s’accompagne d’une jolie victoire contre Denver. Entre performances incroyables et matchs fantômes, Lonzo Ball est un phénomène, à temps partiel…

La course au ROY

Le Rooquizz



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