Antonio Blakeney, une éclaircie dans la saison orageuse de Chicago

On commence tranquillement la semaine avec un nouvel épisode de Rook’s Paper. Au programme, un focus sur l’étonnant Antonio Blakeney des Chicago Bulls. Et bien évidemment vos rendez-vous hebdomaires : la perf’ de la semaine, le course au ROY et le Rooquizz. Enjoy !

Sommaire

  1. High School & NCAA
  2. Draft & Summer League
  3. Ses premiers pas en NBA
  4. La perf’ de la semaine
  5. La course au ROY
  6. Le Rooquizz

High School & NCAA

Le natif new-yorkais Antonio Blakeney rejoint le soleil floridien pour ses années lycée. Sous le maillot de la Oak Ridge High School d’Orlando, il écrase toute la concurrence, et s’offre même quelques records. Comme lors du match d’ouverture de sa dernière année en High School, où il inscrit 63 points, pour une victoire 85 à 84 contre Liberty Christian Prep.

“Really, all I was thinking about was winning the game and doing whatever it took to win. It actually didn’t feel like 63 to me. After the game when people were telling me I was shocked! It felt good to be able to break a school record that was set 60-plus years ago.” – Antonio Blakeney

Durant cette dernière saison de lycée, Blakeney frappe fort, et signe des moyennes impressionnantes de 29 points, 6.9 rebonds et 2.7 assists. Considéré comme l’un des tous meilleurs arrière-shooteur de sa génération, les recruteurs universitaires se l’arrachent. Après avoir trouvé un accord verbal avec l’université de Louisville, il choisit finalement la fac de LSU (Louisiana State University).

Une décision qu’il doit probablement regretter aujourd’hui. En effet, Antonio Blakeney rejoint LSU la même année qu’un certain Ben Simmons. Malgré une première saison NCAA plus que correcte, avec 12.6 points et 3.5 rebonds de moyenne, sa côte de popularité va faire une chute vertigineuse. Les scouts NBA n’ont d’yeux que pour le phénomène australien Ben Simmons.

Blakeney décide de rester un an supplémentaire à LSU et le jeune shooteur signe une excellente saison sophomore avec des moyennes de 17.2 points et 4.8 rebonds.

Draft & Summer League

En 2017, Antonio Blakeney inscrit son nom à la draft, mais ne sera malheureusement pas sélectionné. Il est tout de même appelé par les Chicago Bulls pour participer à la Summer League à Las Vegas. Et l’ex-pensionnaire de LSU n’attendra pas d’autres opportunités pour montrer ce dont il est capable. Il termine meilleur marqueur de son équipe avec 16.8 points de moyenne sur 4 matchs. Sa science du scoring séduit le staff de Chicago qui lui offre un two-way contract. Ce fameux contrat qui permet aux franchises de comptabiliser 2 joueurs supplémentaires dans leurs rangs, qui jonglent entre la NBA (45 jours maximum) et la G-League.

(+) : Antonio Blakeney est un meneur/arrière qui excelle dans le domaine du scoring. Adroit de loin, et efficace sur jeu rapide, il est une arme offensive indiscutable. Il apporte également sa contribution au rebond et, défensivement, ses qualités athlétiques lui permettent de tenir ses duels.

(-) : Le jeune rookie des Bulls doit gagner en régularité au niveau de son shoot extérieur. Évoluant au poste d’arrière en NCAA, il est plutôt utilisé en tant que meneur de jeu à Chicago. Problème, Blakeney n’est pas le meilleur passeur du monde. Il doit progresser dans sa manière de distribuer le jeu pour s’imposer en NBA. Sa fougue et sa jeunesse peuvent aussi donner quelques oublis défensifs.

Ses premiers pas en NBA

Antonio Blakeney commence par prendre tranquillement ses marques en G-League, avec l’équipe affiliée à la franchise de Chicago, Windy City Bulls. Et ses performances en G-League résonnent jusqu’aux oreilles de Fred Hoiberg, à commencer par son coup de chaud à 44 points mi-novembre. Antonio Blakeney dévore les minutes que lui accorde la franchise historique de l’Illinois.

Le jeune meneur fait gonfler sa hype lors de sa rentrée en jeu contre les Lakers. Il inscrit 15 points en 8 minutes à 6/12 aux tirs. Cependant, il n’est pas un exemple de régularité, et c’est sa ligne de stats qui en pâtit. 7.1 points, 1.8 rebonds et 0.6 assists de moyenne. Une si faible contribution à la passe pour un meneur de jeu peut très vite desservir au jeune rookie.

Antonio Blakeney shoot
Antonio Blakeney, Chicago Bulls – © NBAE via Getty Images

Au vu de la saison catastrophique de Chicago, Antonio Blakeney a une très belle carte à jouer individuellement. En effet, si on regarde la ligne arrière des Bulls de plus près, Jeremy Grant, Kris Dunn et Justin Holiday, ne devraient pas faire barrage à la progression du jeune Blakeney.

Affaire à suivre dans l’Illinois. Les fans des Bulls risquent de vivre une bien triste saison, mais ils pourront se consoler en regardant leurs jeunes talents grandir. Avec Lauri Markkanen et Antonio Blakeney, tout n’est pas tout noir à Chicago.

La perf’ de la semaine

C’est une nouvelle fois Donovan Mitchell qui signe la perf’ de la semaine. Contre les Pelicans de la doublette Davis/Cousins, l’arrière de Utah a pris feu en inscrivant 41 points dont 29 en deuxième mi-temps. 41 points, c’est le plus gros total de points pour un rookie dans l’histoire de la franchise. Et c’est aussi la plus grosse performance pour un rookie depuis Blake Griffin et ses 40 points en 2011. 13/25 aux tirs dont un joli 6/12 derrière l’arc, et la victoire face à New-Orleans, de quoi compenser tranquillement l’absence de Rudy Gobert dans la raquette de Salt Lake City.

La course au ROY

Le Rooquizz


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