Frank Ntilikina, le jeune prince new-yorkais

Tic Tac, l’horloge annonçant le début des Playoffs va bientôt sonner. Il est donc grand temps de faire le point sur la première saison NBA de notre French Prince, Frank Ntilikina. Vous êtes prévenus d’avance, les lignes de ce 24ème opus du Rook’s Paper seront remplies de tendresse. Parce que oui, l’admiration est le sentiment dominant lorsque l’on aperçoit le jeune frenchie sur les parquets. Sans oublier la perf’ de la semaine et la course au ROY ! Enjoy !

1. La formation à la française
2. Ses forces et ses faiblesses
3. Ses premiers pas en NBA
4. La perf’ de la semaine
5. La course au ROY

NBA 2018 Frank Ntilikina New-York Knicks Fiche identité

La formation à la française

Né en Belgique, de parents d’origine rwandaise, c’est à l’âge de 3 ans que Frank Ntilikina pose ses valises à Strasbourg. A 15 ans, il intègre le centre de formation de Strasbourg. Ses performances sous le maillots de la SIG lui valent une première sélection pour les championnats d’Europe avec l’équipe de France U16. Première compétition internationale et première médaille d’or.

Il signe son premier contrat professionnel avec Strasbourg à seulement 17 ans. L’objectif est simple, engranger un maximum d’expérience, avec le rêve NBA dans un coin de la tête. Le jeune prodige alsacien prend de plus en plus de place au sein de l’effectif strasbourgeois. Une première saison en tant que remplaçant où il connaîtra sa première finale d’EuroCoupe. Et une seconde saison avec un temps de jeu beaucoup plus conséquent et une finale de championnat de France perdue contre Chalon.

Mais la hype du jeune français a surtout explosé grâce à ses performances incroyables lors des championnats d’Europe U18 en 2016. Frank Ntilikina est ressorti avec la médaille d’or, mais également avec le trophée de MVP de la compétition, en inscrivant notamment 31 points en finale contre la Lituanie.

Ses forces et ses faiblesses

(+) : Les qualités premières de Frank Ntilikina sont défensives. Ses longs segments lui permettent de constamment gêner le dribble des adversaires. Ses capacités physiques ainsi que son sens de l’anticipation font de lui une arme redoutable défensivement. Il possède également une très bonne science du jeu en attaque, de quoi faire briller ses coéquipiers.

(-) : Ses principales faiblesses sont dues à son très jeune âge. En effet, il lui est souvent reproché son manque d’initiatives offensives. Le meneur français doit prendre ses responsabilités balle en main, pour s’intégrer parfaitement au style de jeu à l’américaine.

Le rêve américain

Le rêve américain commence à 16 ans pour Frank Ntilikina. 2014, il prend l’avion direction New-York City pour vivre l’un des moments les plus marquants de sa vie. A l’occasion du Jordan Brand Classic, le jeune frenchie rencontre le GOAT, Michael Jordan, qui accepte de lui livrer son petit secret.

“What you have to do is love basketball. You can’t be great unless you really love the game. Once you love basketball more than anyone else in the world, then you’re willing to sacrifice. You’re willing to wake up early. You’re willing to do what it takes to be the best. But first, you have to really love it.” – MJ to Frank Ntilikina

Et c’est en suivant ces précieux conseils que le jeune espoir français va se retrouver dans la green room de la draft NBA 2017. Un énième « plus beau jour de sa vie », puisqu’il est sélectionné en 8ème position par la franchise historique des New-York Knicks. Il devient le joueur français drafté le plus haut de toute l’histoire devant Joakim Noah.

Ses premiers pas en NBA

Dès ses débuts sous le maillot des knicks, Frank Ntilikina possède une hype incroyable dans les travées du Madison Square Garden. Le French Prince fais ses premiers pas NBA en tant que back-up de Jarrett Jack. Malgré son impact défensif indispensable, il ne trouve la régularité espérée du point de vue offensif. Il joue juste mais peine à trouver de l’efficacité dans son shoot extérieur. Le pourcentage aux tirs (35% sur la saison), s’impose comme l’axe de travail principal du français.

Frank Ntilikina dribble - New-York Knicks
Frank Ntilikina, New-York Knicks – © NBAE via Getty Images

Mi-janvier, il signe son match référence face à Brooklyn. En 29 minutes, il termine avec 10 points, 10 assists et 7 rebonds. Des automatismes se créent sur le terrain avec Kristaps Porzingis et Michael Beasley. Et les Knicks vont croire aux playoffs jusqu’à la blessure de leur franchise player, la licorne lettone.

Jeff Hornacek va profiter du fait qu’il n’ait plus rien à jouer pour modifier ses plans et mettre les jeunes sur le terrain. C’est alors que le Frenchie rookie va voir son temps de jeu multiplié par 2. Plus de temps de jeu = plus d’expérience. Frank Ntilikina va même être testé au poste 2 aux côtés d’un meneur scoreur comme Trey Burke. Avec une 11ème place à l’Est synonyme de non qualification pour les playoffs, Frank va pouvoir bosser « tranquillement » tout l’été.

La perf’ de la semaine

NBA 2018 Motley Dallas Mavericks Performance de la semaine 9 avril

Non, vous ne rêvez pas, pas de Ben Simmons cette semaine malgré son duel magique face à LeBron James. C’est bien le rookie de Dallas Johnathan Motley qui a brillé. Lors de la défaite après prolongation contre Detroit, l’intérieur a signé le meilleur match d’une saison ternie par les blessures. L’ex-pensionnaire de Baylor termine avec 26 points et 12 rebonds à 11/19 aux tirs. Avec Dennis Smith Jr. et Johnathan Motley, les Mavs poursuivent leur reconstruction. Prochaine étape : la draft 2018.

La course au ROY

NBA 2018 Course Rookie de l'année 9 avril

Toujours à la lutte avec Donovan Mitchell, Ben Simmons est en train de frapper fort, très fort. Jojo Embiid toujours à l’infirmerie, le meneur australien distribue les caviars. Cela donne une jolie série de 13 victoires consécutives et une 3ème place à l’Est. Face aux Cavs de King James, Simmons a signé le 12ème triple-double de sa carrière : 27 points, 15 rebonds et 13 assists. Sans rancune Donovan…

Kyle Kuzma a également eu son petit coup de chaud. Face aux Spurs, l’ailier des Lakers a inscrit 30 points à 5/9 derrière l’arc. Dennis Smith Jr. a quant à lui titiller le triple-double contre Portland, avec 18 points, 8 assists et 8 rebonds.

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