Finales de Conférence : du neuf avec du vieux ?

Les finales de conférence battent leur plein ! Golden State est en ballotage favorable face à Houston (2-1) alors que Cavaliers et Celtics sont au coude à coude à 2-2. Rien n’est encore joué mais nous commençons à voir certains schémas se répéter. Voici donc venu le temps d’analyser tout cela !

Conférence Ouest : Houston Rockets vs Golden State Warriors (1-2)

Prenons les choses dans l’ordre. Tout d’abord, Kevin Durant surnage vraiment, que ce soit lors de la victoire du Game 1 – 119-106 (37-1-3 à 51%) – ou lors de la lourde défaite du Game 2 – 127-105 (38-0-3 à 59%). La défense texane n’a toujours pas trouvé la solution contre le MVP 2014 et va devoir trouver une solution contre l’ancien d’Oklahoma City. Néanmoins, on remarque rapidement que, malgré des stats similaires lors des deux matchs, le résultat final diverge.

NBA 2018 Kevin Durant Golden State Warriors Dribble
Kevin Durant, Golden State Warriors – © NBAE via Getty Images

Deux choses expliquent cette différence de résultat : la prestation collective des Rockets et l’apport offensif de Stephen Curry et Klay Thompson. Lors du Game 1, l’attaque de Houston s’est concentrée sur le duo Harden – Paul (64 points sur 106, 60% des points de l’équipe). Du côté de GSW, le backcourt Curry – Thompson a scoré 46 points à 50% au shoot. La différence avec le Game 2 est flagrante ! 5 joueurs de Houston ont scoré plus de 15 points (Harden – Ariza – Tucker – Gordon – Paul) et l’apport du backcourt n’a été « que » de 34% ! Plus qu’un two-men show, la prestation des Rockets a été une vraie prestation collective. L’autre énorme différence vient des Splash Brothers (Stephen Curry et Klay Thompson). Le double MVP a terminé avec un vilain 1-8 à 3 points pour un total de 8 points alors que son homologue a shooté à 27% (3/11).

Histoire de blowouts [1]

Le Game 3 à l’Oracle Arena aura été une leçon de basket infligée par les Warriors : un blowout de 41 points (!) pour une victoire 126-85. Le réveil de Stephen Curry a permis à Golden State de littéralement détruire Houston. 35 points, 5/12 à 3 points : le meneur double MVP a notamment réalisé un troisième quart-temps d’anthologie avec 18 points à 7/7 ! La force de frappe de Houston n’a pas résisté à l’intensité défensive affichée par le quatuor Green – Durant – Thompson – Iguodala. Le backcourt de Houston termine la rencontre avec 33 points à 12-32 (38%) alors que les hommes de Mike d’Antoni ont été contenu à 39.5% au shoot. Difficile d’espérer quoi que ce soit quand Golden State shoote à 52.2% dont 40.6% à 3 points.

Chris Paul Portrait - Houston Rockets - NBA Playoffs 2018
Chris Paul, Houston Rockets – © NBAE via Getty Images

Ces trois matchs nous enseignent deux choses. La première est que les Warriors titubent lorsque leur backcourt est affaibli (on vous laisse cependant deviner la simplicité de la tâche). La seconde est que Houston n’est pas une équipe qui aura besoin d’une prestation d’anthologie de son franchise player pour gagner des matchs. Néanmoins, Houston a déjà perdu l’avantage du terrain, alors la tâche se complique déjà. Il sera intéressant de voir comment l’équipe de Mike D’Antoni va réagir à l’Oracle Arena pour le Game 4 et si la franchise texane parviendra à battre Golden State dans son antre.

Conférence Est : Boston Celtics vs Cleveland Cavaliers (2-2)

Brad Stevens et sa bande de jeunes joueurs VS Lebron James et son invincible équipe à l’Est. L’affiche a de quoi être très alléchante ! Les pronostics vont bon train : « Sweep des Cavs« , « Victoire des C’s 4-3″, « Cavs 4-1″… Mais peu nombreux sont ceux qui ont imaginé le scénario qui prend forme aujourd’hui. Boston a tout bonnement détruit Cleveland lors du Game 1 (83-108). Lebron James a fait plonger son équipe (-32 de +/-, cela indique que lorsque le King était sur le parquet Cleveland marquait 32 points de moins que Boston)… C’est simple, lors du Game 1, Cleveland n’a jamais existé. -18 au bout du premier quart-temps, -26 à la pause. La défense de Boston a totalement asphyxié des Cavs incapables de trouver leurs shoots. J.R.Smith 22%, Lebron 31%, Korver 33%…

NBA 2018 Terry Rozier Boston Celtics Lay-Back
Terry Rozier, Boston Celtics – © NBAE via Getty Images

Lors du Game 2, des changements ont été apportés du côté de la franchise de l’Ohio. Lebron James a décidé de reprendre les choses en main et a inscrit un remarquable triple-double à 42-12-10 (55%). Néanmoins, seuls Kevin Love (22 points 15 rebonds) et Kyle Korver (11 points à 50% au shoot) ont épaulé LBJ lors de ce match. Les Celtics ont déroulé leur jeu et ont résisté aux assauts de l’enfant d’Akron avant de s’imposer 107-94. A titre d’exemple, le trio des Cavs a scoré 75 points sur les 94 inscrits (80% !). Aucun membre n’a joué à son niveau et cela a plombé Cleveland qui aura fait illusion pendant deux quart-temps.

Histoire de blowouts [2]

Le Game 3 a été tout l’opposé des autres matchs : des Celtics en grande difficulté, une équipe de Cleveland où chaque joueur joue un rôle prépondérant dans la victoire finale et surtout un +30 : 116-86. Pointons les éléments surprenants. Al Horford terminant à 7 pts et 7 rebonds. Des rotations plus intelligentes de la part de Tyronn Lue. 6 joueurs des Cavs à plus de 10 points. Marcus Smart à 7 points (22%), lui qui a été une arme offensive lors des deux premiers matchs. Et surtout une incapacité de Boston à inverser la vapeur.

Portrait LeBron James - NBA 2017
LeBron James, Cleveland Cavaliers – © NBAE via Getty Images

Enfin, le Game 4 aura été dans la lignée du précédent. Brad Stevens a modifié son système en défense pour permettre de limiter l’apport de Lebron James, auteur de 44 points. Pourtant, ce match a mis en lumière une des faiblesses de Boston : leur « Lebron-stopper ». En effet, on a pu voir lors du Game 4 que le 5 de Boston se rapproche de LBJ à chaque fois que le King a le ballon afin de contester un éventuel tir. Résultat : les quatre autres joueurs de Cleveland disposent de shoots ouverts qu’ils utilisent bien (50% au shoot). Attention à cela car les Cavaliers disposent désormais d’une arme sur laquelle compter. Côté Boston, Jaylen Brown (25 points à 43%) a retrouvé son impact et le collectif a encore primé puisque tous les membres du 5 majeur (Morris – Horford – Tatum – Rozier – Brown) ont scoré au moins 10 points. Mais malgré les ajustements de Brad Stevens, les Celtics s’incline 111-102.

Le Game 5 au TD Garden s’annonce déjà comme un match épique !

A l’Ouest comme à l’Est, les finales de conférence tiennent toutes leurs promesses : suspense, scoring, prestations individuelles. Quelle saison !

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