Jaylen Brown : L’avenir des Celtics

A seulement 21 ans, Jaylen Brown a déjà tout d’un grand. Le gamin brûle les étapes à toute allure depuis son jeune âge, tant et si bien qu’il emmène une équipe des Celtics entâchée de l’absence de 2 All Stars en finale de conférence face aux Cavaliers. Le collectif est relevé et il n’est pas esseulé c’est entendu, mais le bonhomme mérite notre attention.

LE LYCEE

Jaylen est né et a grandi à Marietta en Georgie. Il rejoint le lycée Joseph Wheeler dans la même ville où il va commencer à se faire un nom. Lors de son année senior, ce beau bébé de 2m01 pour 100 kg sort des moyennes à 28 pts et 12 rebonds dans une équipe qui réalise une excellente saison : 30v-3d. En post saison, il est l’auteur de deux lancers francs décisifs lors de la finale de la GHSA (Georgia High School Association) 6A alors qu’il ne restait que 0.6 secondes à jouer.

Suite à cette saison d’exception, Brown est considéré comme une recrue 5 étoiles et est classé quatrième meilleur lycéen du pays derrière Simmons, Labissière et Ingram par 247sports.com et ESPN. Il est auréolé du titre de M. Georgia Basketball de l’année 2015.

Un intermède a lieu dans son parcours de lycéen, puisqu’à l’été 2014 il participe au Championnat d’Amérique des moins de 18 ans. Un championnat très disputé puisque les USA y ont décroché l’or 8 fois en 10 éditions… 2014 n’est pas une année de la honte, et Brown peut participer à la fête en battant le Canada en finale, 113-79, et rentrer fièrement avec une médaille d’or autour du cou.

DE L’ATLANTIQUE AU PACIFIQUE

Il s’engage ensuite avec l’Université de California, sous la houppe de Cuonzo Martin et avec une autre top recrue lycéenne, Ivan Rabb. Il s’épanouit à Berkeley, démontrant des facilités en langues vivantes (en espagnol notamment), il se donne pour objectif de parler trois autres langues à ses 25 ans.

Sur ses 34 matchs avec les Golden Bears, il y démontre son aisance sur les parquets : 14,6 pts – 5,4 rbds – 2 passes de moyenne en 28 min de jeu. Ses qualités athlétiques et offensives en font un des atouts principaux de l’équipe. Il est récompensé par le titre de Pac-12 Freshman of the Year et membre de la First Team All-Pac-12. California réalise une saison correcte (22-9), finissant tête de série 25 de la NCAA, invaincue à domicile.

Jaylen Brown layup - Boston Celtics - NBA Playoffs 2018
Jaylen Brown, Boston Celtics – © NBAE via Getty Images

Lors du Pac-12 Tournament, les Golden Bears passent les quarts sans encombre contre Oregon State (76-68), mais se font éliminer par Utah en demi-finale après prolongations (78-82). Brown rate son contre qui aurait permis à California de conserver son avance de 2 points à la fin du temps réglementaire. Il aura fait un match médiocre avec 12 pts, 5 rbds et 5 passes décisives en 32 min.

La march Madness ne se passe pas vraiment comme prévu. Tête de série n°4 dans l’East Regional, ils se font sortir d’entrée par Hawaï (77-66), qui ne connaît que sa 5ème apparition dans le très fermé tournoi. Jaylen y est limité à seulement 4 pts, 2 rbds, 7 TO et 5 fautes en 17 min.

2016 : LE GRAND BAIN

Décidé à prouver sa valeur au haut niveau, il s’inscrit à la draft 2016 et est choisi en 3ème position par les Boston Celtics. Il signe son contrat après la Summer League où il joue 6 matchs, envoyant 16 pts – 6,2 rbds – 2,3 interceptions de moyenne. Le nouvel ailier des Celtics signe une première saison correcte où il dispute 78 matchs dont 20 comme starter.

Jaylen Brown dribble - Boston Celtics - NBA playoffs 2018
Jaylen Brown, Boston Celtics – © NBAE via Getty Images

Alignant des stats de 6,6 pts – 2,8 rbds – 0,8 passes de moyenne, le joueur de 20 ans est sélectionné dans la 2nd Rookie All Team et démontre une marge de progression encore importante. Les Celtics emmenés par un Isaiah Thomas en mode MVP (28,9 pts et 5,9 passes de moyenne à 46 % aux shoots !), finissent la saison 1ers de la conférence Est (53-29).

Ils passent le Heat de Miami en 6 matchs, après avoir tout de même perdus les deux premiers au TD Garden. L’affaire se corse contre Washington, bien emmené par Wall et Beal, et il faut un crucial match 7 pour que Boston goûte à ses premières finales de conférence depuis 2012. LeBron n’a encore une fois aucune pitié pour la maison verte, et Cleveland expédie ces finales en cinq rencontres. La contribution de Brown est bien maigre sur ces playoffs : 5 pts – 2,1 rbds – 0,8 passe en 13 min de jeu.

2017 : LA CONFIRMATION

A l’aube d’une saison qui s’annonçait riche en résultats avec les signatures de Irving et Hayward, Boston dût vite déchanter et se préparer à faire grandir très vite les jeunes pousses de l’effectif. Un seul match disputé par Hayward, 60 par Irving, la saison aurait pu être longue pour Boston. Seulement, l’effectif bien rodé et un coach plein de ressources vont permettre aux Celtics de finir deuxièmes de la conférence Est (55-27).

Jaylen Brown est un des leaders avec Tatum, Smart, Morris et Al Horford. Il dépasse la barre des 20 pts à seize reprises durant la saison régulière. Il colle même plus de 30 pions par deux fois aux Bucks lors du très serré 1er tour des playoffs. Sa régularité en fait un des atouts majeurs offensifs des Celtics qui en est à une moyenne de 21 pts – 5,5 rbds – 1,5 passes sur la série des Cavaliers. Le jeu des Celtics répartit extrêmement bien les forces de frappes offensives, il est très improbable qu’on voit un seul joueur marquer plus de 40 pts chez les verts et blancs (#LeBron). Cependant, si y a bien un joueur de l’effectif (avec Tatum) à pouvoir le faire, c’est bien Jaylen.

Cette saison est déjà une réussite pour le jeune ailier. Mais pour se faire une place dans le monde impitoyable de la NBA, le collectif ne fait pas tout, il faut répondre individuellement et être un peu égoïste. Et face à des gars comme Irving et Hayward, All Stars qui tournent à 22-25 pts par match, le temps de jeu se gagne sur le terrain au mérite. Brown a tout ce qu’il faut, du jump, une bonne défense, un bon shoot. Il ne lui manque que cette régularité et cette volonté de dominer son secteur de jeu chaque soir de chaque match pour définitivement gagner ses galons.

L’objectif est clair pour tout joueur face à la concurrence : s’installer dans le cinq de départ, y rester et progresser encore pour atteindre les sommets. Jaylen Brown ne déroge pas à cette règle.

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